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Faut-il croire Valérie Pécresse candidate à la présidence de la République ?

Les soutiens et militants de Valérie Pécresse ont deux arguments à la bouche pour tenter de retenir les sympathisants de droite : elle seule peut battre Macron et elle fera mieux que lui. Ils cherchent à éviter la confrontation des projets de droite pour emmener les Français dans un soi-disant vote utile dès le premier tour. Ces arguments sont improbables ! Les sondages sont encore très ouverts à plusieurs mois de l’élection car Macron n’est pas encore descendu dans l’arène. Il est artificiellement haut et rien ne peut laisser penser qu’il restera à de tels niveaux de sondage une fois en campagne. Quant à savoir si elle fera mieux que lui, il faudrait d’abord que nous comprenions ce qu’elle promet de faire et avoir une grande confiance dans sa volonté de réellement faire ce qu’elle promet. De nombreux sympathisants de droite s’étaient enflammés pour Sarkozy en 2007. Il avait promis le karcher et nous avons eu Kouchner, selon l’expression de Zemmour, générant une immense perte de confiance dans l’UMP que seul Fillon avait brièvement restaurée. Que penser donc de Valérie Pécresse ?

Son bilan « technique »

Il s’agit à l’évidence d’une femme très douée et de grande expérience politique. Elle est diplômée des prestigieuses écoles HEC et l’ENA. Après de nombreuses années en tant que conseillère régionale, elle occupa les postes de Ministre du budget (10 mois seulement), Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (4 ans), Députée (3 ans), et enfin Présidente de la plus grande région de France depuis 6 ans. Nul ne peut remettre en cause son intelligence, son expérience de terrain et sa capacité à diriger des grandes administrations. C’est une excellente gestionnaire avec une vraie volonté de réforme et de travail en équipe.

En tant que Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, elle aura profondément réformé l’université pour lui permettre de gagner en autonomie et ainsi faire face aux enjeux d’innovation, d’agilité et d’attractivité dans un monde de plus en plus ouvert. La loi LRU (autonomie des universités), l’opération Campus pour moderniser les infrastructures, notamment de vie étudiante et sportive pour les mettre aux standards internationaux et son action pour mobiliser des investissements d’avenir dans le cadre du grand emprunt Sarkozy sont des réformes et actions majeures à son bilan. Le Sénat avait dressé un bilan positif de sa réforme LRU.

En 2015, sa campagne régionale fut un grand succès. Elle a certes réalisé un rassemblement « à la Merkel » avec des équipes de multiples origines politiques dont le Modem, mais elle a permis de mettre fin à 17 ans de présidence socialiste sous le système Huchon. Il faut lui être reconnaissant pour ce ménage salutaire. En 2021, le bilan de Valérie Pécresse au cours de son premier mandat était jugé positif par 68% des Franciliens (sondage Ifop-Fiducial).

De fait, grâce à des économies réalisées sur le bilan de fonctionnement, elle a pu mener de larges investissements au service des citoyens : 2.1 milliards d’économie depuis 2015, notamment via le déménagement du siège de la Région, la réduction du nombre de fonctionnaires, la baisse du budget achats. Bravo.

Ces économies lui ont permis d’investir dans trois domaines :

Les transports : 900 nouvelles lignes de bus, doublement des fréquences du Noctilien, 650 trains et RER neufs et rénovés, 1 000 bus plus modernes et roulant au gaz naturel de ville, 700 km supplémentaires de pistes cyclables, gel du prix du passe Navigo.

Les lycées : création de 21 000 nouvelles places, équipement en WiFi de 100 % des établissements et augmentation du budget par lycéen de 1 644 à 2 398 euros par an.

La sécurité (qui reste du domaine de l’Etat) : 150 millions d’euros d’investissement pour améliorer la vidéoprotection dans les transports, financement des équipements de 300 polices municipales, rénovation de 82 commissariats et casernes.

De ce bilan, elle mérite donc son titre auto-revendiqué de «Dame de Faire». Elle a autour d’elle des équipes travailleuses et dynamiques avec des personnalités comme Alexandra Dublanche, Florence Portelli, Othman Nasrou qui font un travail remarquable dans leurs domaines respectifs.

Ses débuts de campagne

Mais ce bilan technique positif est-il suffisant pour créer une dynamique de campagne ? Probablement pas à voir les résultats de sa campagne pour le congrès et ses premiers pas en tant que candidate pour la présidence. Sa campagne n’a pas de souffle populaire.

Le « système » LR est un vaste ensemble brinquebalant où cohabite le meilleur comme le pire. Elle l’avait quitté parce que trop à droite selon elle au temps de Laurent Wauquiez puis rejoint à nouveau pour obtenir la bénédiction du congrès et son financement. Elle accepte de fait de manoeuvrer dans ce marigot.

Cette triste opération du « congrès » avec seulement 114.000 votants (à peine plus que la primaire EELV) a amené 4 participants à obtenir des scores très comparables, ce qui n’a pas permis de dégager une ligne idéologique claire. D’ailleurs Valérie Pécresse n’est pas arrivée en tête au premier tour. Une logique de consensus prend donc place, similaire à celle du parti socialiste où François Hollande excellait. Quel peut bien être le plus petit dénominateur commun entre une Valérie Pécresse, un Xavier Bertrand et un Eric Ciotti ? Aucun !

Dès lors, puisque aucune ligne claire existe, les communications ne paraissent pas sincères et donnent lieu à des incohérences majeures comme sur le laissez-passer vaccinal avec une division 50/50 entre ceux qui ont voté pour et contre. Ce sujet touche pourtant aux libertés fondamentales. S’il n’est pas l’objet d’un vote homogène, c’est que les divergences idéologiques sont profondes.

On retrouve dans le programme de Valérie Pécresse beaucoup de réchauffé du programme de François Fillon. Comment la croire sincère à le défendre alors qu’elle avait soutenu Alain Juppé contre François Fillon sur la base de ce même programme ?

Sur le terrain, on assiste à une diaspora massive des militants vers le nouveau parti Reconquête d’Eric Zemmour. Le départ des conservateurs (anciennement Sens Commun) assèche aussi les forces militantes dans de nombreux comités locaux. Compte tenu des reproches qui avaient été faits à ce mouvement après la défaite de 2017, comment s’étonner de ce départ avec armes et bagages ?

Si Valérie Pécresse a bénéficié d’une brève dynamique après sa victoire au congrès, on assiste désormais à un tassement important des intentions de vote. Si Eric Zemmour n’était pas candidat et ne prenait pas autant de voix au RN, elle n’aurait clairement aucune chance d’accéder au second tour ! Ses intentions de vote actuelles sont en trompe l’œil ; sa campagne n’a pas de souffle et les incohérences de ces multiples porte-paroles ne peuvent que se multiplier avec le temps et les tensions croissantes.

Mais son écueil principal est probablement lié aux doutes sur ses propres convictions.

Quelles sont les convictions de Valérie Pécresse ?

Qui sait quelle est la colonne vertébrale idéologique de Valérie Pécresse ? Quels sont ses convictions profondes sur l’identité française ? Avec quelle force veut-elle mener la guerre contre l’islamisme, ce cancer qui détruit notre Nation ? Veut-elle réellement mettre fin à ces décennies de déconstruction qui fragilise notre société et l’expose d’autant plus à l’islamisme qui se nourrit aussi de nos repentances.

Aucun de ses missions d’élue n’a permis de la découvrir sur ces questions pourtant essentielles. Son bilan de ministre et présidente de région est positif sur les aspects budgétaires et techniques, mais elle ne s’est jamais exposée sur ces aspects d’ordre idéologique.

Si la recherche d’alliances au centre pour gagner la région IDF en 2015 se comprenait parfaitement, sa stratégie pour conserver la région en 2020 est révélatrice d’un macron-recentrage inquiétant : sur sa liste, moins de conservateurs, plus de centristes par le soutien du Modem, d’Agir, de l’UDI et du Mouvement Radical !

Serait-elle désormais vraiment de droite comme elle veut le faire croire ? Le fait qu’elle suive Eric Zemmour quasiment pas à pas sur ses initiatives ne peut que renforcer le doute. Eric Zemmour va en Arménie ; Valérie Pécresse va en Arménie. Eric Zemmour rend visite aux Armées pour Noël ; Valérie Pécresse rend visite aux policiers pour Noël. Eric Zemmour réagit à la suppression du drapeau français sous l’arc de triomphe ; Valérie Pécresse réagit à la suppression du drapeau français sous l’arc de triomphe.

Elle utilise également d’autres astuces pour tenter de se crédibiliser sur les aspects de sécurité. Elle affirmait le 3 janvier sur RTL : « Jacques Chirac avait son Charles Pasqua. Aujourd’hui, j’ai mon Éric Ciotti. » Trois jours plus tard elle affirme vouloir « ressortir le Kärcher de la cave » en référence à la promesse de Sarkozy en 2007, et dont l’absence de mise en place avait déçu tant de sympathisants de droite. Qui peut croire ses promesses de fermeté alors que tant de preuves de laxisme existe une fois l’UMP/LR au pouvoir ? Comment expliquer ce revirement de pensée entre le moment où elle quitte le parti dirigé par Laurent Wauquiez parce que trop à droite et maintenant où Eric Ciotti serait devenu un atout, une caution ?

Si Valérie Pécresse était issue du courant souverainiste, elle pourrait paraître crédible. Mais elle a soutenu Juppé et se revendique une filiation avec Chirac qui a largement trahi la droite. Ce courant chiraquien a tellement trahi la droite, et sa porosité avec la gauche est tellement forte, qu’une bonne partie est déjà avec Macron : Edouard Philippe, Bruno Le Maire, Gilles Boyer, Thierry Solère, Jean-Paul Delevoye, François Bayrou, Amélie de Montchalin, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, Franck Riester pour ne citer qu’eux.

Par ailleurs, il y a deux combats essentiels et pour lesquels on ne sent pas une volonté farouche de les gagner. Il ne s’agit pas simplement d’une forme de modération dans les termes. Il y a de multiples indicateurs pour montrer qu’elle n’en fait pas des priorités absolues : le combat contre l’islamisme et la déconstruction des fondamentaux de notre société.

Concernant l’islam, elle déclarait en 2019 « L’islam est une religion française ». Nadine Moreno lui répondait à juste titre « Elle se trompe, l’islam est une religion importée ». De fait, si elle assure vouloir lutter contre le terrorisme et réduire l’insécurité (des conséquences), elle n’a aucun discours fort sur les causes profondes de ces symptômes : l’islam politique et l’immigration.

Il est souvent reproché aux élus de gauche de pratiquer l’islamo-gauchisme. Or le clientélisme n’est absolument pas l’apanage de la gauche. Il existe des élus de droite, soutenant Valérie Pécresse, qui pratiquent aussi le clientélisme. Il existe plusieurs enquêtes concernant ces soupçons de clientélisme pratiqué par certains élus de droite :

« Dans les Yvelines, vote communautaire et « abandon de l’État » » de Marianne ou « Dans les Yvelines, le clientélisme au quotidien » du Monde diplomatique au sujet de Pierre Bédier. Condamné en 2009 pour corruption passive, il cumule actuellement les fonctions de président du département des Yvelines et de président LR pour ce même département. Même cette élection interne au parti LR avait fait l’objet de soupçons de fraude comme le dénonçait le Canard Enchaîné. Valérie Pécresse n’a jamais été une proche de Pierre Bedier, mais ces diverses tendances cohabitent au sein de ce grand système LR, sous le regard de Gérard Larcher.

Jean-Christophe Lagarde, UDI : une grande enquête de la journaliste Eve Szeftel, journaliste AFP en Seine Saint Denis, dans un livre intitulé « Le Maire et les barbares » (Albin Michel) dénonce le clientélisme de cet élu en Seine-Saint-Denis. Elle en parle dans cet article du Figaro : « Ève Szeftel: En banlieue, le communautarisme et le clientélisme progressent à une vitesse folle ».

Autre exemple de clientélisme LR en Seine-Saint-Denis : Pierre Beschizza à Aulnay-Sous-Bois. « Aulnay-sous-Bois, la ville qui cultive le clientélisme » dans Capital ou « À Aulnay-sous-Bois, une école musulmane hors contrat très soutenue par le maire LR Bruno Beschizza » dans Marianne

Les pratiques de clientélisme sont insupportables et se font souvent avec les deniers publics et des faveurs liés aux mandats des élus. Non seulement Valérie Pécresse ne dénonce pas fermement ces pratiques et ne fait pas faire le ménage au sein de son parti, mais elle les cautionne d’une certaine manière quand elle sollicite explicitement le soutien de l’UDI et Jean-Christophe Lagarde.

Par ailleurs en 2010, elle signait « L’Appel pour une République multiculturelle et postraciale » de Lilian Thuram, François Durpaire, Rokhaya Diallo, Marc Cheb Sun et Pascal Blanchard qui promeut le multiculturalisme et appelle à promouvoir les « minorités ethniques » sur le modèle américain et à faire émerger les « mémoires plurielles » à partir d’un nouveau récit national pour son passé colonial et esclavagiste.

Que Valérie ne soit pas une identitaire est totalement conforme à sa ligne centriste. Mais son silence sur les sujets du wokisme ou de la culture de l’effacement révèlent un manque de conviction flagrant. Des personnalités ou journalistes de gauche comme Michel Onfray ou Brice Couturier en ont compris les dangers majeurs et appellent tous les hommes politiques à en faire un pilier de leurs actions.

Comment une candidate qui se revendique de droite, sensée défendre encore plus que la gauche les socles traditionnels de notre société, peut-elle ne pas faire de ces défis un combat majeur de sa campagne, à l’instar d’Eric Zemmour ?

Conclusion: « Dame de Faire » plus que « Dame de Fer »

En conclusion, force est de constater les doutes majeurs sur la candidature de Valérie Pécresse concernant les questions existentielles qui traversent le peuple français. Si elle est crédible sur les sujets techniques, elle ne démontre pas le courage nécessaire pour mener la guerre contre le double cancer de l’islamisme et du wokisme. Etre Président est très différent d’être Premier Ministre. Pour guider, diriger le pays, il faut comprendre et habiter son Histoire, les angoisses de son peuple, ses motivations et aspirations profondes. L’élection présidentielle est la rencontre entre un homme et les Français, pas entre un technocrate, aussi doué soit-il, et une communauté d’élus.

C’est certainement ce qui explique le départ massif de sympathisants, militants et désormais dirigeants LR vers le parti d’Eric Zemmour, qui se définit lui-même comme le candidat du RPR. Valérie Pécresse prétend représenter la droite et le centre. Pour l’instant, elle représente le centre. Si elle peut être la « Dame de Faire » (son « 2/3 Merkel ») tous les doutes restent sur sa capacité à être la « Dame de Fer » (son prétendu « 1/3 Thatcher »).

Le drapeau européen : le symbole des racines chrétiennes de notre civilisation

Après la polémique sur la seule présence du drapeau européen sous l’Arc de triomphe, et l’ardeur des progressistes du camp Macron à le défendre, il est bon de leur rappeler son origine. Elle est probablement à l’opposé de leurs valeurs ce qui rend d’autant plus nécessaire ce rappel historique !

Nous sommes en 1950 et le Conseil de l’Europe cherche selon ses propres termes un symbole pour représenter « les valeurs spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun des peuples qui le composent ». Plusieurs projets se confrontent, le processus d’adoption se réalise progressivement.

Cinq ans plus tard, c’est donc le drapeau actuel bleu saphir avec sa couronne de douze étoiles dorées qui est adopté. Il fut proposé par un certain Arsène Heitz, modeste fonctionnaire au service courrier du Conseil de l’Europe mais aussi artiste peintre amateur, et peut être surtout fervent catholique. Il est reconnu comme le principal auteur de notre drapeau européen bien que ce soit un processus progressif de discussions qui a permis de faire évoluer les différents projets vers celui retenu.

L’inspiration du drapeau fait polémique, notamment depuis que Monsieur Mélenchon demande sa suppression à l’Assemblée Nationale, et le texte officiel ne fait absolument pas référence à une inspiration religieuse. Monsieur Mélenchon est étonnamment le seul à reconnaître l’inspiration chrétienne du drapeau européen dans le paysage politique français. Mais il a raison car le créateur du drapeau lui-même se disait « très fier que le drapeau de l’Europe soit celui de Notre-Dame » dans un article de la revue belge Magnificat en 1987. Son épouse veuve confirma ces propos et précisa que cette inspiration ne pouvait être publiquement avouée en raison de la présence d’autres religions sur le continent.

Arsène Heitz était par ailleurs membre de de l’Ordre de la médaille miraculeuse. La couronne d’étoiles est une référence à ce passage de l’Apocalypse de Saint Jean : « Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ». Précisons que le Conseil de l’Europe de l’époque comptait 15 membres, et que le choix des 12 étoiles et non pas de 15 est délibéré.Quant au bleu, il s’agit de la couleur du ciel représenté dans les Ecritures par le saphir, qui est aussi une couleur mariale. Le manteau de la Sainte Vierge est très souvent de cette couleur.

Enfin, le drapeau a été adopté le 8 décembre 1955, fête de l’Immaculée Conception. Ultime signe de cette inspiration mariale.

Alors pourquoi chercher à masquer nos racines chrétiennes et l’inspiration de ce drapeau européen ?

Depuis la conversion de l’Empire Romain au christianisme sous Constantin, les racines de l’Europe sont évidemment chrétiennes. Dans tous nos paysages, nos villes et musées d’Europe, nos racines se rappellent à nous avec des traits communs étonnants. Il suffit de voyager et de voir les églises, monastères, calvaires, œuvres d’arts ou livres abondants témoins de ces racines. Les conversions de nos rois comme Clovis en France ont permis la création de nations et d’Etat indissociables de leur source chrétienne. L’essor incroyable des ordres de saint Benoît ou de saint Bernard créèrent des liens multiples au-delà de nos frontières, par leur présence et leur rayonnement jusqu’au fond des vallons les plus reculés. Les artistes européens de tous les pays se sont inspirés de cette religion chrétienne pour développer depuis le moyen-âge des formes d’arts sublimes.

Il est temps que les hommes politiques européens et Français reconnaissent enfin les racines chrétiennes de l’Europe et de la France. Les renier, c’est aussi renier notre culture et notre art de vivre. En acceptant enfin de reconnaître ces racines, ils pourraient construire une vision commune qui s’appuie sur notre grande et belle civilisation, et non plus sombrer dans la technocratie froide, déracinée, déconnectée des peuples qui la composent et qui ont pourtant tant en commun.

Un président ne devrait pas dire cela. Les pires citations de Macron

Il n’y a pas de culture française

Emmanuel macron, Lyon, Février 2017

Il faut d’une certaine manière déconstruire notre propre histoire

Emmanuel macron, avril 2021

La colonisation est un crime contre l’humanité

Emmanuel macron, algerie, fevrier 2017

Les Français doivent s’habituer à vivre avec le terrorisme

emmanuel macron, avril 2017

Les Français sont des Gaulois réfractaires au changement

emmanuel macron devant la reine du danemark, aout 2018

La France est « un pays pas réformable »

emmanuel macron en roumanie, aout 2017

Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et ceux qui ne sont rien

emmanuel macron, juillet 2017

Je traverse la rue, je vous trouve du travail

emmanuel macron, a un chomeur, septembre 2018

Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord.

emmanuel macron, fevrier 2015

A propos des femmes salariées de Gad en Bretagne : « pour beaucoup illettrées

emmanuel macron, septembre 2014

La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler

Emmanuel macron a un francais, mai 2016

Être de gauche, c’est être efficace

Emmanuel Macron, septembre 2014

Votre problème, c’est que vous croyez qu’un père est forcément un mâle

Emmanuel Macron, janvier 2020

Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout.

Emmanuel Macron, janvier 2022 dans le Parisien

Un irresponsable n’est plus un citoyen

Emmanuel Macron, janvier 2022 dans le Parisien

Bras de fer migratoire à la frontière polonaise

Les images de cette foule de migrants tentant de pénétrer en Pologne et par voie de conséquence en Europe ont choqué le monde entier.

La manipulation de la Biélorussie a rapidement été comprise. Elle a été dénoncée par l’UE mais suivie d’aucune action. C’est même l’Angleterre qui a réagit seule en envoyant des renforts. Impensable ! Sauf si on se souvient que l’UE a ratifié le pacte de Marrakech.

La réalité est donc que la dictature bélarusse a attirée de nombreux migrants dans le pays en leur faisant miroiter un futur heureux, en leur offrant des visas et organisant des vols d’acheminement, et puis les a poussé à la frontière pour faire pression sur la Pologne et l’UE.

Finalement, face au bras de fer polonais et au risque d’une catastrophe humanitaire, la pression bélarusse tombe et les migrants abandonnent leurs campements à la frontiere. De Minsk, ils sont renvoyés chez eux. La presse n’en parlera pas.

Les leçons de cette affaire :

1. Arrêter d’être naïfs sur ces migrations organisées pour déstabiliser nos pays occidentaux

2. Ne faire preuve d’aucune indulgence et ne pas céder au chantage, sans quoi les flux et drames se multiplieront

3. Protéger nos frontières et arrêter l’immigration

4. Arrêter de sponsoriser ces flux par l’octroi d’avantages sociaux en France pour supprimer l’attractivité de notre pays pour ces migrants en quête de conditions de vie favorables

5. Ne rien attendre de l’UE dans son état actuel pour protéger nos frontières

Carnage au Bataclan: plus jamais ça !

Il faut prendre le temps de se souvenir de ces visages et honorer leur mémoire. Mais il faut dans le même temps s’imaginer le carnage qui s’est déroulé et comprendre pourquoi ces islamistes ont décidé de le réaliser. Pour cela, il faut lire les témoignages des victimes lors du procès.

Nous sommes en guerre. En tout cas, on nous a déclaré la guerre. Il faut la mener, sans faiblesse et sans pitié. Il en va de la vie de nos femmes, de nos enfants et petit-enfants. Nous ne devons plus subir. Il faut réagir : plus jamais ça ! Le président Macron avait dit que nous devions « nous habituer à vivre avec le terrorisme ». Jamais !

Je voulais dire que non seulement j’ai eu de la chance dans la prise d’assaut, mais j’en ai aussi eu car j’ai peu baigné dans le sang des victimes. À l’inverse des spectateurs de la fosse, je n’y ai pas baigné du tout. En revanche, j’ai eu beaucoup de plaisir à baigner dans les restes et les tripes des terroristes, de voir leurs corps disloqués.

Arnaud

«L’un avait l’air comme possédé. De temps en temps, il visait dans la fosse.» Là, retentit l’explosion du gilet de Samy Amimour: «c’était comme de la neige. On a compris en les voyant s’exciter qu’il s’agissait du troisième terroriste.»

«Depuis longtemps, les larmes de tristesse ont déserté mes yeux. Elles ont cédé la place à des larmes amères de colère et de frustration. Mais comme chaque humain, j’ai appris. (…) J’ai également appris à accepter la douleur et le deuil de la fin de l’insouciance»

« Je préfère mourir debout et qu’ils me tirent dans le dos plutôt qu’allongée et qu’ils me tirent une balle dans la tête. Donc je me suis levée. » À ce moment-là, quelqu’un crie à la foule de fuir : « On se lève go go go ! On se casse ! » Avec ses amis, elle emprunte une simple porte à droite de la scène, qui donne sur un escalier qui monte dans les loges : « On a refermé cette porte qui nous a apporté un sentiment de sécurité. (…) On a refermé la porte et on a essayé de la bloquer avec une planche à repasser, que j’ai trouvée vaine. Je me souviens m’être dit : On va se protéger avec une planche à repasser contre trois terroristes en kalachnikov »

« Lorsque les pétarades ont commencé, j’ai vu une silhouette en ombre chinoise d’un homme qui tenait une arme », dit-il en emmenant la cour d’assises dans la fosse du Bataclan. « J’ai senti une brûlure qui me traversait le corps. En tombant, j’ai croisé un regard, le dernier de la soirée, celui d’un homme jeune, barbu. » Hans est blessé. Mais il remarque « la quantité de sang » : « Je ne comprenais pas comment il pouvait y avoir autant de sang aussi rapidement. » Le quadragénaire s’effondre sur une femme : « J’ai compris après qu’elle était morte, je l’ai compris à son immobilité. Il ne fallait pas que je bouge, mais je commençais à avoir des douleurs qui m’irradiaient. Je sentais que le sang coulait quelque part. » Alors Hans se serre contre la dépouille de cette victime : « Je ressentais le besoin de me comprimer contre le corps de cette femme. Pour atténuer la douleur, mais aussi pour empêcher le sang de couler. »

Hans

« Ceux qui nous ont attaqués, j’ai pas vu leur visage, j’ai vu leurs yeux, leurs regards, c’était que de la haine. C’est que de la haine qu’ils nous ont transmise. » Plus tard, elle explique qu’elle en veut à Samy Amimour, le terroriste qui s’est fait exploser sur la scène : « On a reçu des morceaux de chair sur nous mais j’ai cru que c’était le plafond. » Elle dit que des morceaux sont restés coincés dans les lacets de ses chaussures : « Je l’ai transporté avec moi chez des amis, auprès de mon mari quand il s’est réveillé. Je l’ai transporté chez moi.

Béatrice

« J’ai tiré mon mari pour qu’il s’accroupisse et j’ai vu une balle lui traverser le bras. J’ai senti son sang couler sur ma jambe et j’ai complètement paniqué. » La tuerie continue… « On s’est recroquevillés l’un contre l’autre (…) Je lui ai mis une main sur le crâne car je savais qu’ils allaient arriver et je voulais bêtement le protéger (…) J’ai fermé les yeux, j’ai surtout entendu. »

béatrice

Dynamiques du déséquilibre et rôle du politique

La France a mal. Nous ressentons tous ces tensions, ces douleurs, et sommes bien amenés à accepter ce triste constat : notre pays souffre et ne guérit pas. Nous l’aimons et voulons son avenir radieux pour nos enfants, bien sûr, mais ce n’est pas une raison pour nier le diagnostic. Au contraire.

En réalité, nous avons créé des dynamiques de déséquilibre profonds. Ce billet propose une lecture directe puis métaphorique de cette situation par le concept des écosystèmes.

Dans sa définition étendue, un écosystème est une communauté d’individus en interaction dans leur environnement et dont l’équilibre se construit par des échanges d’énergie entre ses membres et cet environnement.

Lorsque l’équilibre établi entre les individus et l’environnement est rompu, des dynamiques de déséquilibre se mettent en place et créent des spirales d’appauvrissement puis de destruction complète de l’écosystème. A l’inverse, lorsque les critères d’équilibre sont compris et qu’ils sont favorisés, une spirale positive de retour à l’harmonie est possible.

Avant de parler des dynamiques majeures de déséquilibre à l’œuvre en France, regardez ces trois vidéos courtes et concrètes.


Ces vidéos nous permettent de comprendre quelques éléments clefs sur les écosystèmes :

  1. L’introduction d’une espèce invasive peut à elle seule détruire la biodiversité et finalement la totalité de l’écosystème
  2. La suppression d’un maillon du cycle d’échange d’énergie peut lui aussi rompre l’équilibre de l’écosystème
  3. La surexploitation humaine d’un environnement va détruire les habitats, les éléments nutritifs et les individus, rendant impossible le retour à l’équilibre d’un écosystème

L’homme doit favoriser le retour à l’équilibre des écosystèmes biologiques dans lesquels il évolue

C’est évidemment la première conclusion à tirer de ces observations. L’homme détruit les écosystèmes dans lesquels il évolue et condamne ainsi sa propre destinée. Au-delà de la prise de conscience, les politiques de protection et de retour à l’équilibre sont indispensables. Elles sont possibles et nécessaires à tous les niveaux : mondial, européen, national, local et citoyen. Si nous acceptons que la politique doive se préoccuper du long-terme, alors l’écologie est le prérequis à tout autre politique de développement et d’épanouissement.

L’objet de ce billet n’est pas de détailler les initiatives à mettre en place mais soulignons quelques axes de travail :

D’autres dynamiques de déséquilibre menacent notre écosystème national

Une lecture métaphorique des principes d’équilibre des écosystèmes permet également de décrypter quelques enjeux majeurs pour notre pays.

Faut-il détester les riches ?

Face aux dérives du capitalisme financier et de la globalisation, de nombreux Français se mettent à nouveau à rêver de lutte des classes. La dictature du prolétariat ne fait heureusement pas consensus, mais force est de constater que le socialisme a répandu en France « la haine des riches ». Cette expression passionnelle se fait pourtant à l’encontre des intérêts mutuels des détenteurs du capital et du travail. Opposer les classes sociales est une absurdité. Opposer capital et travail l’est tout autant. Notre économie a besoin de travailleurs comme elle a besoin d’investisseurs pour faire vivre et se développer nos entreprises. Il nous faut les meilleurs dirigeants, les meilleurs investisseurs tout comme il nous faut les meilleures compétences. Et plus ces investisseurs, dirigeants et travailleurs seront Français, moins nous serons soumis à des intérêts étrangers. Faire fuir fortunes et dirigeants hors de France comme c’est le cas depuis de nombreuses années est une dynamique majeure de déséquilibre de notre écosystème social et économique, au détriment des plus fragiles.

Faut-il toujours plus d’Etat ?

Les prélèvements obligatoires représentent 45% de notre PIB, le taux le plus élevé d’Europe. Nous sommes dans un cas typique de surexploitation ! Nos entreprises et contribuables sont les plus taxés d’Europe, pour financer un Etat qui roule à perte : budget déficitaire de 68 milliards par an. Non seulement notre Etat est obèse et plombe la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages, mais en plus il ne rend même plus le service public qu’on attend, y compris dans les domaines régaliens comme la Justice, la sécurité intérieure ou la défense nationale comme l’explique Rafik Smati dans la vidéo ci-dessous. Ce taux de prélèvement excessif appauvrit considérablement notre écosystème d’entreprises, au détriment de toujours plus d’importations, preuve en est notre balance commerciale gravement déficitaire. L’Etat met en péril notre écosystème économique.

Faut-il accepter le communautarisme en général et l’islamisme en particulier ?

Le communautarisme prend diverses formes. Il peut être religieux, ethnique, social, générationnel. Il favorise toujours le repli d’un groupe, restreint ses interactions avec les autres et fragilise la communauté qui devrait transcender toutes les autres, la communauté nationale, celle du destin commun des Français. L’islamisme est un communautarisme brutal, qui sous sa forme la plus aboutie devient totalitaire, est « invasive ». Elle détruit sciemment toute forme de diversité. Les pulsions génocidaires de ses adeptes au Moyen-Orient ont tué ou poussé à l’exode les minorités telles que chrétiennes ou yézidis. Or sans leur présence au Moyen-Orient, les équilibres disparaissent et c’est la région entière qui est menacée de déséquilibre. Sur notre territoire aussi, cette idéologie destructrice met en œuvre une spirale mortifère.


Notre écosystème Républicain ne semble pas en mesure de réagir face à ce qui pourtant le détruit comme un cancer. C’est d’ailleurs sans doute là l’une des plus grandes erreurs du président Emmanuel Macron : accepter voire favoriser les communautarismes, quitte à fragmenter le pays en groupes d’intérêts divergents. Pourtant, il y a urgence à favoriser la concorde nationale, le rassemblement de tous les Françaises et Français et donc à lutter contre le communautarisme.

En conclusion : oublier les passions et comprendre les dépendances vitales

Depuis la Gaule, nous sommes un peuple idéaliste et turbulent dont le comportement est sans doute plus souvent dicté par la passion que la raison. Sans renier les qualités de tels emportements qui ont parfois guidés le monde, nous gagnerions à moins d’excès dans l’émotion et à une meilleure acceptation des principes de fonctionnement des écosystèmes dans lesquels nous évoluons. En matière d’environnement comme en matière de société ou d’économie, l’équilibre vient des interactions entre les groupes et individus constitutifs de la diversité de l’écosystème. Le rôle du politique doit être de les maintenir et les reconstituer !

Le Service d’Action Sociale des Yvelines finance une association communautariste qui soutient Erdogan

Les faits sont rapportés par la Gazette des Yvelines le 24 mai 2018 et repris par Marianne dans son édition papier du 22 juin.

Le 12 mai à Mantes-la-Jolie, la communauté turque célèbre la République d’Erdogan en faisant défiler des enfants en tenue militaire, marchant au pas et chantant « en quelque sorte une promesse faite à leur pays quelque soit le prix » selon l’organisatrice.

Cette sympathique kermesse communautariste  est organisée par l’Association des parents d’élèves turcs de la région mantaise (APELTR). Le Service d’Action Sociale du Département des Yvelines y avait un stand et a affirmé financer cette association !  

Cette association est animée par Hulya Sahin, candidate aux dernières législatives pour le Parti égalité et justice (PEJ). Elle a choisi de rallier le candidat En Marche au 2ème tour. Selon un article de Marianne de mai 2017, le PEJ est « la main d’Erdogan dans les urnes en France » : « De Valenciennes à Marseille, cette drôle d’officine a investit 68 barbus et voilées en réclamant la refonte de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat au nom des « accommodements raisonnables concernant les musulmans » […] En 2015, déjà, lors des élections départementales, le nouveau parti avait inscrit « le communautarisme comme une priorité ». »

Les citoyens en général et contribuables en particulier méritent de savoir à qui sont attribuées les subventions octroyées par leur Conseil Départemental, or cette transparence n’est pas actuellement apportée. Dans un contexte de communautarisme et d’islamisation croissants, comment un conseil départemental peut-il financer des associations encourageant le séparatisme culturel ?

Avec l’arrivée de l’été, Macron déconnecté & une Droite qui cherche à exister par de mauvaises idées

C’est une curieuse semaine qui s’est déroulée sous nos yeux avec l’arrivée de l’été 2018. A gauche, le président Emmanuel Macron a démontré concrètement sa déconnexion d’avec les Français. A droite, de mauvaises idées ont été avancées pour saisir quelques opportunités d’existence médiatique. La droite doit jouer son rôle d’opposition de façon responsable, c’est l’exigence du jeu démocratique. Ce n’est pas en lançant des mesures d’inspiration socialiste, qui donnent les pires résultats économiques, que la droite aidera le pays à se redresser !

Le président Macron déconnecté

La chute de Macron dans les sondages avec 58% d’opinions défavorables semble confirmer ce qui apparaît comme une évidence: il est déconnecté des Français et ne fait pas une juste analyse des causes des maux du pays. Nous avons appris qu’il souhaitait construire une piscine hors-sol au fort de Brégançon : ceci le confortera probablement dans cette position.

Acte 1 à Quimper : Emmanuel Macron dénonce la lèpre qui se répand en Europe. Non il ne s’agit pas du terrorisme ou de l’islamisme, mais des citoyens européens qui votent pour des partis populistes. Jean-Sébastien Ferjou, d’Atlantico, dénonce parfaitement les « leçons de morale » d’Emmanuel Macron :

Acte 2 à l’Elysée à l’occasion de la fête de la musique : Emmanuel Macron, représentant des Français, est en charge des plus hautes fonctions de la France et de leurs attributs, dont le palais de l’Elysée. Il transforme ce symbole en vulgaire techno-parade le temps d’une nuit.

« Les Romains de la décadence ». Une superbe œuvre de Thomas Couture exposée au Musée d’Orsay, qui dépeint une orgie dans un palais romain. L’occasion de se rappeler qu’une civilisation riche et prospère peut s’effondrer. Et que la luxure et la débauche sont les ennemis du progrès. pic.twitter.com/2vpAC0uFOJ

Cet abaissement fait en particulier écho à la leçon de courtoisie qu’il avait donné à un collégien sous le feu des caméras quelques jours plus tôt comme l’exprime justement François-Xavier Bellamy.

Une droite qui cherche à exister par de mauvaises idées

La même semaine, plusieurs figures des Républicains n’ont malheureusement pas brillé par leurs propositions. S’il est un pays sur-administré, sur-imposé, englué dans un chômage de masse et une croissance atone, c’est bien la France.

Et bien la même semaine, ont été proposés :

  • Une mesure visant à augmenter la puissance de la trappe à bas salaires, à savoir l’augmentation du SMIC. Cette idée a été émise par Guillaume Peltier puis Valérie Pécresse.
  • Une taxe sur les sites marchands censée aider les commerçants des centres ville. Cette proposition a été émise par de nombreux sénateurs LR. Cette mesure d’inspiration socialiste a amené Rafik Smati à « pousser ce coup de gueule » :

LREM et LFI décidement fâchés avec l’économie !

Les Français sont réputés avoir une mauvaise culture économique et financière. Des études le démontrent régulièrement (Culture financière : les Français bons derniers au niveau européen). Cela participe d’ailleurs significativement à leur vulnérabilité financière.

En l’occurrence, de nombreux hommes politiques et quelques économistes politisés ne font qu’aggraver les difficultés quand ils mentent et/ou exposent leur incompétence dans les médias !

Récemment, un député LREM englué dans ses éléments de langage et ayant probablement aussi de sérieuses lacunes sur les notions pourtant élémentaires de dépenses et de recettes se retrouve piégé face au bon sens de Rafik Smati:

Une semaine plus tard, c’est la France Insoumise qui osait une affirmation totalement fallacieuse en comparant une croissance en valeur avec une croissance de pourcentages !

Au secours !

Décomposition française : comment en est-on arrivé là ?

Connaissez-vous Malika Sorel ? Intellectuelle amoureuse de la France, elle est l’une des meilleures spécialistes des sujets de l’immigration et de l’intégration. Membre du Haut Conseil à l’intégration de 2009 à 2012, elle a pu travailler au plus près des « élites » et comprendre la faillite de notre République à assimiler et à maintenir l’unité de la communauté nationale.

Elle détaille avec précision dans son livre « Décomposition française : comment en est-on arrivé là ? » le récit de cet échec majeur. Elle y explique les points de rupture, le rôle de l’Etat, les conséquences, mais aussi des pistes de solution. Elle a reçu pour ce livre le prix littéraire Honneur et Patrie de la Société des Membres de la Légion d’Honneur.

Ce billet vous propose quelques citations marquantes de sa préface et de son introduction ainsi que le plan de son livre. Il est disponible dans toutes les librairies. Il est l’une des meilleures lectures possibles pour qui souhaite comprendre avec précision les causes de cette décomposition nationale.


Extraits de la Préface – Illusionnisme et lâcheté

Après les attentats, il devient difficile de cacher la réalité de la situation que nos élites ont participé, de près ou de loin, le plus souvent inconsciemment, à créer. […]

J’ai vu de près à l’ouvrage ce qu’il est convenu d’appeler nos « élites », faute de vocable plus approprié. […]

Nos élites, pour beaucoup, sont devenues insensibles au sort fait à la France et à son peuple. Si l’on peut remédier à l’incompétence, contre l’indifférence on ne peut pas grand-chose. […]

Le corps politique n’est plus. Il a été enterré par les gouvernants qui se sont mis hors la loi en faisant fi du Code civil, qui dispose que « nul ne peut être naturalisé s’il ne justifie de son assimilation à la communauté française ». Citoyenneté et identité ont été dissociées. On peut être Français sans être français. […]

Sur le papier, le multiculturalisme est paré par nos élites de ses plus beaux atours. Dans les faits, il conduit à l’effacement de la diversité culturelle. […]

Les privilèges sont morts, vive les privilèges ! La France d’en haut, c’est un peuple où se côtoient les membres d’une nouvelle noblesse qui transcende aussi bien les ordres que les frontières des Etats-nations. […]

C’est au nom de la Liberté qu’une grande partie de la France d’en haut bâillonne son peuple afin de l’empêcher de manifester sa réprobation des attitudes et comportements que sa psychologie collective juge étrangers à ses mœurs. […]

C’est au nom de l’Egalité qu’a été mis fin à l’égalité républicaine. Désormais, du simple fait de leur naissance, des enfants de familles de culture européenne peuvent se retrouver discriminés au mépris de leurs compétences personnelles du seul fait de la mise en œuvre de la discrimination positive. […]

C’est au nom de la Fraternité que se poursuit l’accueil d’un flux intarissable de nouveaux entrants, et c’est encore au nom de cette Fraternité qu’est exigé le rassemblement de tous, sans condition, autour de « nos valeurs communes » dont le contenu n’est jamais explicité. […]

Il ne suffit pas de décréter l’assimilation pour qu’elle s’accomplisse. C’est un parcours jalonné d’interrogations et de souffrances. Il faut toutefois veiller à ne pas la rendre impossible. Nous sommes en présence d’êtres humains et non de machines programmables que l’on pourrait faire basculer d’une identité à l’autre sitôt passée la frontière. Au sein d’une même fratrie, l’un peut choisir de s’assimiler, l’autre pas. L’une et l’autre des décisions doivent être respectées. Si l’assimilation ne peut être imposée, le respect des fondamentaux de la terre d’accueil doivent l’être. […]

Extraits de l’introduction

L’esprit munichois est de retour. La peur règne sur la cité. Gare aux esprits libres, à ceux des Français qui refusent de courber l’échine, à ceux qui souhaitent encore nommer ce qu’ils voient ! […]

Le « nous » est fragilisé. Il craque. L’unité nationale s’enfuit, sacrifiée sur l’autel d’un vivre ensemble qui a été dissocié des fondamentaux culturels du peuple français. […]

La France et la République ne se meurent pas tant de la force de leurs adversaires que de la faiblesse de leurs partisans. Ce n’est pas la République qui a échoué, mais l’Etat. Ce n’est donc pas à la République de cesser de reculer, mais à l’Etat, garant de l’unité, de cesser de faire reculer la République. […]

Le sujet de l’immigration et de l’intégration constitue l’une des sources majeures de la dépression collective dans laquelle les Français n’en finissent plus de s’enfoncer. Le commandement a failli, et plutôt que d’admettre ses erreurs et tenter de corriger la trajectoire, il a persisté, et persiste encore, à emmener la France vers le chaos. Ce qui se produit dépasse l’entendement. […]

L’Etat – c’est-à-dire les gouvernements successifs, et tout le personnel politique appelé à travailler avec eux, avec les institutions concernées – n’a eu de cesse d’œuvrer, de manière directe ou indirecte, à décomposer la nation en groupes, en factions rivales. Désormais, c’est tout l’édifice, dont la construction a pris plus de mille ans, qui menace de s’effondrer. […]

Comme l’avait très bien formulé le Mahatma Gandhi, « celui qui voit un problème et ne fait rien fait partie du problème » […]

Il m’a fallu un certain temps pour comprendre, et surtout admettre, qu’ils savent. Oui, ils savent. Ils savaient, mais l’esprit de responsabilité, contrairement à ce que je pensais, est loin de dominer. Ils savent et détiennent toutes les cartes qui permettent de se forger une idée exacte de la situation. […]

Quel homme pourrait rester de marbre si son passé s’efface et que son futur se dérobe sous ses pieds ? Ce gommage de la photo de famille constitue la dimension la plus terrifiante de l’histoire qui s’écrit sous nos yeux. […]

 Plan complet du livre – Décomposition française : comment en est-on arrivé là ?

  1. Un grand espoir déçu
    L’enfant en soi
    Le dur exil, la dimension humaine négligée
    Il ne sera pas l’homme des circonstances
  2. Au cœur du commandement
    Un optimisme de rigueur
    Le courage vient du cœur
  3. Les vingt jours qui ébranlèrent nos consciences
    Vingt jours d’émeutes urbaines
    La vérité se trouve ailleurs
    Le mythe de la France black-blanc-beur
    Une France déjà ethno-racialisée
  4. Une gauche sectaire, responsable et coupable
    De gauche avant tout
    Le verrou médiatique
    Le Front national, une aubaine
    L’antiracisme et le déni de l’expérience
    Victimes et bourreaux : le choix du cynisme
  5. Non à la diversité dans le Préambule
    Les « arrière-pensées » du président
    Ethniciser par la « diversité »
  6. Identité nationale, le débat interdit
    Reconquérir le sens des mots
    L’assimilation ne peut être imposée
    La préférence étrangère
    Les profs pour cible
    Le débat sur l’identité nationale torpillé
    Il faut faire taire Monsieur Z
    La politique du fait accompli
    Mon Lundi républicain
    La crainte d’être en minorité
    La politique du loup dans la bergerie
    Une France sans langue et sans histoire
  7. Laïcité, une digue en passe de céder
    Pas de petit profit en politique
    Au mépris de la situation géopolitique
    Supprimer les ELCO
    Les hommes ne naissent pas libres
    Pédagogie de la laïcité et enseignement du fait religieux
    La femme, enjeu récurrent pour les peuples
  8. Nationalité, la mère des réformes
    Mission d’information sur le droit de la nationalité
    La responsabilité des États européens
    L’assimilation est individuelle, jamais globale
    Nationalité et identité ont été dissociées
    Des accommodements non raisonnables
    Prénom et trajectoire
    La réforme du code de la nationalité de nouveau enterrée
  9. Le poisson pourrit par la tête
    Une arithmétique implacable
    Le multiculturalisme est un opportunisme
    Des séminaires ministériels
    L’écrasante responsabilité de l’Union européenne et des gouvernements de ses États membres
    La responsabilité de l’Église
  10. Opération liquidation. La France doit disparaître
    La Grande Nation pour une société inclusive
    L’Observatoire de la laïcité
    Le rapport de la refondation en cinq volets
    Les cinq volets de la refondation, mode d’emploi de la liquidation :
    – Revisiter l’histoire et effacer la mémoire
    – Supprimer la loi de 2004 sur les signes religieux
    – Revisiter les registres lexicaux
    – Actions de groupe et statistiques ethniques
    La préférence extra-européenne
    Du côté des décisions du Conseil d’État
    Comment l’État s’arrange avec la vérité
    Nous sommes la France

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