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Catégorie : Présidentielles

Faut-il croire Valérie Pécresse candidate à la présidence de la République ?

Les soutiens et militants de Valérie Pécresse ont deux arguments à la bouche pour tenter de retenir les sympathisants de droite : elle seule peut battre Macron et elle fera mieux que lui. Ils cherchent à éviter la confrontation des projets de droite pour emmener les Français dans un soi-disant vote utile dès le premier tour. Ces arguments sont improbables ! Les sondages sont encore très ouverts à plusieurs mois de l’élection car Macron n’est pas encore descendu dans l’arène. Il est artificiellement haut et rien ne peut laisser penser qu’il restera à de tels niveaux de sondage une fois en campagne. Quant à savoir si elle fera mieux que lui, il faudrait d’abord que nous comprenions ce qu’elle promet de faire et avoir une grande confiance dans sa volonté de réellement faire ce qu’elle promet. De nombreux sympathisants de droite s’étaient enflammés pour Sarkozy en 2007. Il avait promis le karcher et nous avons eu Kouchner, selon l’expression de Zemmour, générant une immense perte de confiance dans l’UMP que seul Fillon avait brièvement restaurée. Que penser donc de Valérie Pécresse ?

Son bilan « technique »

Il s’agit à l’évidence d’une femme très douée et de grande expérience politique. Elle est diplômée des prestigieuses écoles HEC et l’ENA. Après de nombreuses années en tant que conseillère régionale, elle occupa les postes de Ministre du budget (10 mois seulement), Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (4 ans), Députée (3 ans), et enfin Présidente de la plus grande région de France depuis 6 ans. Nul ne peut remettre en cause son intelligence, son expérience de terrain et sa capacité à diriger des grandes administrations. C’est une excellente gestionnaire avec une vraie volonté de réforme et de travail en équipe.

En tant que Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, elle aura profondément réformé l’université pour lui permettre de gagner en autonomie et ainsi faire face aux enjeux d’innovation, d’agilité et d’attractivité dans un monde de plus en plus ouvert. La loi LRU (autonomie des universités), l’opération Campus pour moderniser les infrastructures, notamment de vie étudiante et sportive pour les mettre aux standards internationaux et son action pour mobiliser des investissements d’avenir dans le cadre du grand emprunt Sarkozy sont des réformes et actions majeures à son bilan. Le Sénat avait dressé un bilan positif de sa réforme LRU.

En 2015, sa campagne régionale fut un grand succès. Elle a certes réalisé un rassemblement « à la Merkel » avec des équipes de multiples origines politiques dont le Modem, mais elle a permis de mettre fin à 17 ans de présidence socialiste sous le système Huchon. Il faut lui être reconnaissant pour ce ménage salutaire. En 2021, le bilan de Valérie Pécresse au cours de son premier mandat était jugé positif par 68% des Franciliens (sondage Ifop-Fiducial).

De fait, grâce à des économies réalisées sur le bilan de fonctionnement, elle a pu mener de larges investissements au service des citoyens : 2.1 milliards d’économie depuis 2015, notamment via le déménagement du siège de la Région, la réduction du nombre de fonctionnaires, la baisse du budget achats. Bravo.

Ces économies lui ont permis d’investir dans trois domaines :

Les transports : 900 nouvelles lignes de bus, doublement des fréquences du Noctilien, 650 trains et RER neufs et rénovés, 1 000 bus plus modernes et roulant au gaz naturel de ville, 700 km supplémentaires de pistes cyclables, gel du prix du passe Navigo.

Les lycées : création de 21 000 nouvelles places, équipement en WiFi de 100 % des établissements et augmentation du budget par lycéen de 1 644 à 2 398 euros par an.

La sécurité (qui reste du domaine de l’Etat) : 150 millions d’euros d’investissement pour améliorer la vidéoprotection dans les transports, financement des équipements de 300 polices municipales, rénovation de 82 commissariats et casernes.

De ce bilan, elle mérite donc son titre auto-revendiqué de «Dame de Faire». Elle a autour d’elle des équipes travailleuses et dynamiques avec des personnalités comme Alexandra Dublanche, Florence Portelli, Othman Nasrou qui font un travail remarquable dans leurs domaines respectifs.

Ses débuts de campagne

Mais ce bilan technique positif est-il suffisant pour créer une dynamique de campagne ? Probablement pas à voir les résultats de sa campagne pour le congrès et ses premiers pas en tant que candidate pour la présidence. Sa campagne n’a pas de souffle populaire.

Le « système » LR est un vaste ensemble brinquebalant où cohabite le meilleur comme le pire. Elle l’avait quitté parce que trop à droite selon elle au temps de Laurent Wauquiez puis rejoint à nouveau pour obtenir la bénédiction du congrès et son financement. Elle accepte de fait de manoeuvrer dans ce marigot.

Cette triste opération du « congrès » avec seulement 114.000 votants (à peine plus que la primaire EELV) a amené 4 participants à obtenir des scores très comparables, ce qui n’a pas permis de dégager une ligne idéologique claire. D’ailleurs Valérie Pécresse n’est pas arrivée en tête au premier tour. Une logique de consensus prend donc place, similaire à celle du parti socialiste où François Hollande excellait. Quel peut bien être le plus petit dénominateur commun entre une Valérie Pécresse, un Xavier Bertrand et un Eric Ciotti ? Aucun !

Dès lors, puisque aucune ligne claire existe, les communications ne paraissent pas sincères et donnent lieu à des incohérences majeures comme sur le laissez-passer vaccinal avec une division 50/50 entre ceux qui ont voté pour et contre. Ce sujet touche pourtant aux libertés fondamentales. S’il n’est pas l’objet d’un vote homogène, c’est que les divergences idéologiques sont profondes.

On retrouve dans le programme de Valérie Pécresse beaucoup de réchauffé du programme de François Fillon. Comment la croire sincère à le défendre alors qu’elle avait soutenu Alain Juppé contre François Fillon sur la base de ce même programme ?

Sur le terrain, on assiste à une diaspora massive des militants vers le nouveau parti Reconquête d’Eric Zemmour. Le départ des conservateurs (anciennement Sens Commun) assèche aussi les forces militantes dans de nombreux comités locaux. Compte tenu des reproches qui avaient été faits à ce mouvement après la défaite de 2017, comment s’étonner de ce départ avec armes et bagages ?

Si Valérie Pécresse a bénéficié d’une brève dynamique après sa victoire au congrès, on assiste désormais à un tassement important des intentions de vote. Si Eric Zemmour n’était pas candidat et ne prenait pas autant de voix au RN, elle n’aurait clairement aucune chance d’accéder au second tour ! Ses intentions de vote actuelles sont en trompe l’œil ; sa campagne n’a pas de souffle et les incohérences de ces multiples porte-paroles ne peuvent que se multiplier avec le temps et les tensions croissantes.

Mais son écueil principal est probablement lié aux doutes sur ses propres convictions.

Quelles sont les convictions de Valérie Pécresse ?

Qui sait quelle est la colonne vertébrale idéologique de Valérie Pécresse ? Quels sont ses convictions profondes sur l’identité française ? Avec quelle force veut-elle mener la guerre contre l’islamisme, ce cancer qui détruit notre Nation ? Veut-elle réellement mettre fin à ces décennies de déconstruction qui fragilise notre société et l’expose d’autant plus à l’islamisme qui se nourrit aussi de nos repentances.

Aucun de ses missions d’élue n’a permis de la découvrir sur ces questions pourtant essentielles. Son bilan de ministre et présidente de région est positif sur les aspects budgétaires et techniques, mais elle ne s’est jamais exposée sur ces aspects d’ordre idéologique.

Si la recherche d’alliances au centre pour gagner la région IDF en 2015 se comprenait parfaitement, sa stratégie pour conserver la région en 2020 est révélatrice d’un macron-recentrage inquiétant : sur sa liste, moins de conservateurs, plus de centristes par le soutien du Modem, d’Agir, de l’UDI et du Mouvement Radical !

Serait-elle désormais vraiment de droite comme elle veut le faire croire ? Le fait qu’elle suive Eric Zemmour quasiment pas à pas sur ses initiatives ne peut que renforcer le doute. Eric Zemmour va en Arménie ; Valérie Pécresse va en Arménie. Eric Zemmour rend visite aux Armées pour Noël ; Valérie Pécresse rend visite aux policiers pour Noël. Eric Zemmour réagit à la suppression du drapeau français sous l’arc de triomphe ; Valérie Pécresse réagit à la suppression du drapeau français sous l’arc de triomphe.

Elle utilise également d’autres astuces pour tenter de se crédibiliser sur les aspects de sécurité. Elle affirmait le 3 janvier sur RTL : « Jacques Chirac avait son Charles Pasqua. Aujourd’hui, j’ai mon Éric Ciotti. » Trois jours plus tard elle affirme vouloir « ressortir le Kärcher de la cave » en référence à la promesse de Sarkozy en 2007, et dont l’absence de mise en place avait déçu tant de sympathisants de droite. Qui peut croire ses promesses de fermeté alors que tant de preuves de laxisme existe une fois l’UMP/LR au pouvoir ? Comment expliquer ce revirement de pensée entre le moment où elle quitte le parti dirigé par Laurent Wauquiez parce que trop à droite et maintenant où Eric Ciotti serait devenu un atout, une caution ?

Si Valérie Pécresse était issue du courant souverainiste, elle pourrait paraître crédible. Mais elle a soutenu Juppé et se revendique une filiation avec Chirac qui a largement trahi la droite. Ce courant chiraquien a tellement trahi la droite, et sa porosité avec la gauche est tellement forte, qu’une bonne partie est déjà avec Macron : Edouard Philippe, Bruno Le Maire, Gilles Boyer, Thierry Solère, Jean-Paul Delevoye, François Bayrou, Amélie de Montchalin, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, Franck Riester pour ne citer qu’eux.

Par ailleurs, il y a deux combats essentiels et pour lesquels on ne sent pas une volonté farouche de les gagner. Il ne s’agit pas simplement d’une forme de modération dans les termes. Il y a de multiples indicateurs pour montrer qu’elle n’en fait pas des priorités absolues : le combat contre l’islamisme et la déconstruction des fondamentaux de notre société.

Concernant l’islam, elle déclarait en 2019 « L’islam est une religion française ». Nadine Moreno lui répondait à juste titre « Elle se trompe, l’islam est une religion importée ». De fait, si elle assure vouloir lutter contre le terrorisme et réduire l’insécurité (des conséquences), elle n’a aucun discours fort sur les causes profondes de ces symptômes : l’islam politique et l’immigration.

Il est souvent reproché aux élus de gauche de pratiquer l’islamo-gauchisme. Or le clientélisme n’est absolument pas l’apanage de la gauche. Il existe des élus de droite, soutenant Valérie Pécresse, qui pratiquent aussi le clientélisme. Il existe plusieurs enquêtes concernant ces soupçons de clientélisme pratiqué par certains élus de droite :

« Dans les Yvelines, vote communautaire et « abandon de l’État » » de Marianne ou « Dans les Yvelines, le clientélisme au quotidien » du Monde diplomatique au sujet de Pierre Bédier. Condamné en 2009 pour corruption passive, il cumule actuellement les fonctions de président du département des Yvelines et de président LR pour ce même département. Même cette élection interne au parti LR avait fait l’objet de soupçons de fraude comme le dénonçait le Canard Enchaîné. Valérie Pécresse n’a jamais été une proche de Pierre Bedier, mais ces diverses tendances cohabitent au sein de ce grand système LR, sous le regard de Gérard Larcher.

Jean-Christophe Lagarde, UDI : une grande enquête de la journaliste Eve Szeftel, journaliste AFP en Seine Saint Denis, dans un livre intitulé « Le Maire et les barbares » (Albin Michel) dénonce le clientélisme de cet élu en Seine-Saint-Denis. Elle en parle dans cet article du Figaro : « Ève Szeftel: En banlieue, le communautarisme et le clientélisme progressent à une vitesse folle ».

Autre exemple de clientélisme LR en Seine-Saint-Denis : Pierre Beschizza à Aulnay-Sous-Bois. « Aulnay-sous-Bois, la ville qui cultive le clientélisme » dans Capital ou « À Aulnay-sous-Bois, une école musulmane hors contrat très soutenue par le maire LR Bruno Beschizza » dans Marianne

Les pratiques de clientélisme sont insupportables et se font souvent avec les deniers publics et des faveurs liés aux mandats des élus. Non seulement Valérie Pécresse ne dénonce pas fermement ces pratiques et ne fait pas faire le ménage au sein de son parti, mais elle les cautionne d’une certaine manière quand elle sollicite explicitement le soutien de l’UDI et Jean-Christophe Lagarde.

Par ailleurs en 2010, elle signait « L’Appel pour une République multiculturelle et postraciale » de Lilian Thuram, François Durpaire, Rokhaya Diallo, Marc Cheb Sun et Pascal Blanchard qui promeut le multiculturalisme et appelle à promouvoir les « minorités ethniques » sur le modèle américain et à faire émerger les « mémoires plurielles » à partir d’un nouveau récit national pour son passé colonial et esclavagiste.

Que Valérie ne soit pas une identitaire est totalement conforme à sa ligne centriste. Mais son silence sur les sujets du wokisme ou de la culture de l’effacement révèlent un manque de conviction flagrant. Des personnalités ou journalistes de gauche comme Michel Onfray ou Brice Couturier en ont compris les dangers majeurs et appellent tous les hommes politiques à en faire un pilier de leurs actions.

Comment une candidate qui se revendique de droite, sensée défendre encore plus que la gauche les socles traditionnels de notre société, peut-elle ne pas faire de ces défis un combat majeur de sa campagne, à l’instar d’Eric Zemmour ?

Conclusion: « Dame de Faire » plus que « Dame de Fer »

En conclusion, force est de constater les doutes majeurs sur la candidature de Valérie Pécresse concernant les questions existentielles qui traversent le peuple français. Si elle est crédible sur les sujets techniques, elle ne démontre pas le courage nécessaire pour mener la guerre contre le double cancer de l’islamisme et du wokisme. Etre Président est très différent d’être Premier Ministre. Pour guider, diriger le pays, il faut comprendre et habiter son Histoire, les angoisses de son peuple, ses motivations et aspirations profondes. L’élection présidentielle est la rencontre entre un homme et les Français, pas entre un technocrate, aussi doué soit-il, et une communauté d’élus.

C’est certainement ce qui explique le départ massif de sympathisants, militants et désormais dirigeants LR vers le parti d’Eric Zemmour, qui se définit lui-même comme le candidat du RPR. Valérie Pécresse prétend représenter la droite et le centre. Pour l’instant, elle représente le centre. Si elle peut être la « Dame de Faire » (son « 2/3 Merkel ») tous les doutes restent sur sa capacité à être la « Dame de Fer » (son prétendu « 1/3 Thatcher »).

Jean-Luc

Jean-Luc Mélenchon est un homme bon, comme Rousseau les aimait sans doute, naturellement bon.

Jean-Luc aime son prochain, il rêve d’un monde dans lequel tout le monde s’aime, vit en bonne intelligence, un monde de paix, un monde sans guerre en amenant les belligérants à se parler et à faire la paix sous l’autorité de la France, un monde sans pauvreté ni misère, un monde de justice, de fraternité, un monde où personne n’écrase personne, personne n’opprime personne, un monde dans lequel tout le monde accueille tout le monde, un monde humain, généreux, un monde dans lequel l’homme respecte la nature, la préserve et ne lui prélève que le strict nécessaire, un monde sans danger, libéré de l’égoïsme, de la cupidité, de la corruption bien entendu, un monde idéal en fait, une sorte de paradis de l’Homme car Jean-Luc aime l’humain, c’était même le premier titre de son programme, l’Humain.

Pour y parvenir, Jean-Luc a trouvé l’idée suprême, à laquelle personne n’avait pensé, que plus personne n’imaginait même dans ses rêves les plus fous !

Cette idée qui nous conduira tous, la main dans la main, entre humains égaux et nimbés du bonheur de vivre dans un monde enfin débarrassé de toute violence, de toute oppression, de toute pauvreté, vers ce paradis qu’il veut nous offrir à l’occasion de cette élection présidentielle, cette idée géniale, c’est…

L’ETAT !

Oui, vous avez bien compris, bien lu, seul, l’Etat peut nous permettre d’atteindre le Nirvana dont rêve Jean-Luc. Et cet Etat, ce sera lui, dans une 6ème République qui abolira le « souverain » qu’est devenu le Président de la République, sonnera le glas de la « monarchie présidentielle » au terme d’une assemblée constituante composée de françaises et de français n’ayant jamais appartenu à aucune assemblée de la 5ème République, certains tirés au sort (Jean-Luc, c’est un peu le nouveau « Jésus » avec ses apôtres).

Cette constituante rédigera la nouvelle constitution, qui intègrera de nombreux nouveaux droits :

Le droit au logement, le droit au travail correctement rémunéré, le droit à l’accès à certains biens communs au terme d’une réflexion sur la propriété « collective opposée à lucrative », le droit de disposer de son corps – avortement libre, droit à mourir dans la dignité, à la PMA (mais pas à la GPA tout de même).

La nouvelle constitution en place, les nouveaux députés pourront commencer à appliquer le programme du monde idéalement humain de Jean-Luc. Là, ce serait trop long de le détailler en entier et je vous renvoie à son site, mais retenons quelques lignes directrices :

  • La lutte contre la pauvreté avec notamment le relèvement des salaires (smic, traitement des fonctionnaires), des retraites (au minimum égales au smic), des minimas sociaux.
  • Le partage du temps de travail avec la durée ramenée à 32 heures et peut-être à 30 heures si on le peut car cela créera des emplois, beaucoup d’emplois…
  • Une 6ème semaine voire une 7ème de congés payés.
  • La retraite à 60 ans.
  • Des embauches massives d’enseignants et de fonctionnaires dont la France a un besoin crucial, notamment pour la justice.
  • L’accès gratuit à la santé, à l’eau, à l’assainissement, qui sont des biens communs.
  • La nationalisation des services publics concédés au privé : autoroutes, transports en commun, gratuits eux aussi.
  • L’encadrement des loyers et la réquisition des logements vacants.
  • L’accès au crédit gratuit pour le financement des PME via l’escompte par les banques sans intérêt de leurs commandes, pour qu’elles ne souffrent plus de délais de paiement.
  • La suppression des quotas d’immigrés car il faut bien accueillir tout le monde.

Concernant notre appartenance à l’Europe, Jean-Luc nous propose d’abord de « désigner les ennemis » (sic !), qui sont respectivement :

  • Le gouvernement allemand et les politiques d’austérité (ouf, ce n’est pas le peuple allemand).
  • La Banque Centrale Européenne qui « sort de son rôle monétaire » (Jean-Luc doit trouver qu’il est indigne d’avoir des taux d’intérêt si bas).
  • L’ « ordo-libéralisme » de la commission.

Pour rendre crédibles nos menaces de peuple redevenu souverain, Jean-Luc propose quelques bonnes mesures :

  • La réappropriation de la création monétaire par la réquisition de la Banque de France.
  • La mise sous contrôle des mouvements de capitaux.
  • La liquidation volontariste des paradis fiscaux.

Fort de ces décisions qui devront faire réfléchir nos partenaires, il propose d’aller négocier avec eux quelques points clé :

  • Le rachat des dettes publiques par la BCE pour mettre fin à la pression des créanciers (il veut sans doute parler des marchés) et la réorientation du rôle de celle-ci vers le plein emploi et le financement direct des Etats auprès de ladite banque centrale.
  • La suppression de la cour de justice européenne.
  • La suppression de la surveillance budgétaire des Etats de l’Union.
  • La transformation de la monnaie unique en monnaie commune.
  • L’harmonisation fiscale et salariale en Europe et la lutte contre la finance pour mettre fin aux paradis fiscaux tels que Luxembourg ou Londres (mais il oublie juste que Londres ne sera plus dans l’Europe).
  • L’opposition de la France aux traités commerciaux par le protectionnisme.

Dans le cas où cette négociation viendrait à échouer, Jean-Luc nous fera sortir de l’Europe et de l’Euro, tout simplement : c’est le plan « B », qui entraînera les mesures suivantes :

  • Le non- paiement de la « dette illégitime » de la France.
  • Le « protectionnisme solidaire aux frontières » pour le respect des droits du travail et environnementaux.
  • La refondation de la coopération européenne et au-delà.

Citons encore, pêle-mêle dans son vaste programme, le rapprochement des grandes écoles des universités, la suppression du financement par l’Etat des écoles non « laïques », le téléchargement gratuit compensé par une rémunération des auteurs par des taxes sur les matériels (téléphones, ordinateurs, lecteurs de dvd etc…). Et aussi l’obligation pour les entreprises d’associer les salariés aux décisions ou encore la nationalisation des grandes entreprises considérées comme stratégiques dans certaines filières.

Bref, comme on le voit, Jean-Luc a un vrai projet pour redonner le pouvoir au Peuple sur « la caste » des dirigeants actuels.

Certes, ce programme a un coût, qu’il a fait chiffrer par des experts (voir la vidéo du chiffrage accessible sur son site, mais assurez-vous d’avoir 5 heures devant vous car elle dure effectivement tout ce temps – je vous recommande l’exercice car on y découvre plein d’experts qu’on ne connaissait pas et c’est bien dommage d’ailleurs mais heureusement, on les connaît maintenant grâce à Jean-Luc !)

Ce coût, il est de 100 milliards de dépenses d’investissement financés par la dette (à quel taux Jean-Luc ?) auxquels s’ajoutent 173 milliards d’euros de dépenses publiques de fonctionnement sur 5 ans!

Mais tout ceci est intégralement financé (si, si !) par des recettes qui représenteront 177 milliards d’Euros, dont 33 milliards de nouveaux prélèvements obligatoires (par exemple, ceux qui gagnent plus de 400.000 € verront le surplus de revenu au-delà de ce montant imposé à 100 %, il fallait y penser), 38 milliards par la suppression de niches fiscales ( ?),33 milliards d’impôts récupérés par la lutte contre l’évasion fiscale et 55 milliards de fruits de la relance économique car tout ce programme va générer un fantastique sursaut de croissance grâce à l’Etat : rendez-vous compte, ses économistes, dont le bien nommé Jacques Généreux, prévoient que chaque euro dépensé génèrera 1,4 € de recettes. Que d’autres économistes réputés comme ceux de l’IFRAPet d’autres instituts patentés aboutissent à un résultat opposé – et proprement désastreux pour la France – ne fait pas douter Jean-Luc de la pertinence de son projet, car les vrais experts, ce sont les siens ! La preuve, c’est que les autres ne sont pas avec lui !

A bien y regarder, ce seront sur 5 ans 120 milliards d’euros d’impôts et taxes supplémentaires ; une bagatelle largement supportable par ceux qui détiennent la richesse.

En fait, Jean-Luc, très cultivé dit-on, a juste oublié que son programme a déjà été appliqué, certes pas tout à fait complètement en France mais complètement du côté de l’Oural ; son programme porte même un nom :

LE COMMUNISME !

En fait, sous son allure débonnaire et conviviale, Jean-Luc n’est finalement qu’un arriviste, gavé d’ambition personnelle, qui veut le pouvoir absolu pour lui et ses amis, à la mode Castro, Chavez ou Staline, ce « petit père du peuple » si bien nommé !

En l’écoutant avec ses « experts » dans leur sinistre vidéo du « chiffrage » énoncer leurs absurdités de façon sentencieuse, comme s’ils découvraient le Graal, on aurait envie de rire, si ce n’était pas tragique !

Parce que proposer aux français un tel programme, en 2017, n’est pas stupide, aberrant, scandaleux ou démagogique, c’est tout simplement honteux !

FXS

 

Merci aux soutiens de François Fillon qui ont animé 4 belles réunions de soutien cette semaine !

Entre le premier débat télévisé et l’Emission Politique, les Yvelinois ont eu la chance de pouvoir participer à quatre réunions publiques à Rambouillet, Maisons-Laffite, Saint-Germain-En-Laye et Louveciennes.

Un grand merci aux orateurs : Bruno Retailleau, Eric Ciotti, Pierre Danon et Eric Woerth ! Les salles étaient pleines et les participants nous ont fait part nombreux de leur enthousiasme pour le soutien à François Fillon.

Un grand merci aussi à ceux qui les invitaient: Gérard Larcher, Sophie Primas, Jean-Frédéric Poisson, Jacques Myard, Pierre Lequiller, avec le soutien des comités de soutien précieux des communes accueillantes.

Voici quelques messages et vidéos souvenir de la soirée (replay intégral pour Bruno Retailleau et Pierre Danon):

— Pierre Lequiller (@PLequiller) 22 mars 2017

Rassemblement de soutien populaire à François Fillon au Trocadéro : discours d’Alexandra Dublanche

Trocadéro, le 5 Mars 2017 | Alexandra Dublanche, conseillère Régionale d’Ile-de-France, présidente de la Commission Développement Economique, Emploi et Innovation, adjointe au Maire de Sartrouville


Chers amis,

Vous êtes des dizaines de milliers à avoir bravé les tempêtes climatiques comme les tempêtes médiatiques pour être ici aujourd’hui. Et vous êtes là !!

Vous avez parcouru des centaines de kilomètres pour vous rassembler sur cette place du Trocadéro avec un objectif unique : défendre une certaine idée de la France et la dignité d’un homme qui la porte.

Cette place du Trocadéro a d’ailleurs un autre nom : le parvis des droits de l’homme. Une précision utile en ces temps de pilori médiatique, de piétinement de la présomption d’innocence et de condamnation sans preuve.

Moi non plus je n’ai pas hésité. A quelques jours de donner naissance à mon deuxième fils, il m’était impossible de ne pas être là.

Car c’est à l’avenir de tous les enfants de notre pays que je pense si fort, en cette heure si grave.

Quelle France, voulons-nous leur laisser ?

Comment rendre espoir à des millions de chômeurs qui ne voient pas le bout du tunnel ? Comment empêcher nos chercheurs, nos entrepreneurs, nos jeunes de s’échapper vers des contrées plus attractives? Comment faire en sorte que la dette cesse de peser toujours plus sur les prochaines générations ?

Voilà les vraies questions qui devraient accaparer notre esprit. Seul le destin de la France doit être au cœur de nos débats.

Si nous loupons ce dernier virage, alors nous finirons dans les oubliettes de l’histoire.

Ce rassemblement du Trocadéro, c’est celui d’un peuple qui veut laisser à ses enfants un pays plein de promesses.

Nous ne sommes pas là pour manifester contre qui que ce soit, comme essaie de le faire croire une bobocratie médiatique.

Non, nous ne sommes pas des hordes de supporters aveuglés ou de jusque-boutistes inconscients.

Nous sommes venus ici, avec calme, gravité et détermination, pour défendre le seul projet à même de redresser notre pays.

Celui que nous avons choisi très majoritairement en novembre dernier, lors de la Primaire de la Droite et du Centre, et malgré les pressions médiatiques et sondagières. Celui de François Fillon.

On vous dit isolé, cher François. Mais nous, le peuple, sommes là par milliers à tenir le cap. Certains peuvent, s’ils le souhaitent, quitter le navire en pleine tempête – c’est une question de tempérament. Mais ils ne peuvent certainement pas s’asseoir sur le vote de plus de 4 millions de Français.

Car refuser le verdict des urnes, c’est bafouer la démocratie.

Nul ne peut nous empêcher de défendre nos valeurs et nos convictions les plus profondes lors d’une élection capitale pour notre pays.

Nul n’a le droit de sacrifier l’avenir de nos enfants sur l’autel de l’immobilisme.

Car pourquoi serions-nous le seul pays incapable de changement ? Le seul pays incapable de redonner espoir à toutes les forces vives qui font la richesse de la France ?

Une chose est sûre : cet espoir ne viendra pas du dernier produit marketing à la mode : j’ai nommé Emmanuel Macron. Un candidat sans cohérence, sans consistance et sans valeurs. Et dont le seul exploit est d’avoir accompagné pendant 5 ans la politique socialiste avec les résultats que nous subissons.

Cet espoir ne viendra pas plus du programme de l’extrême droite. Entre repli sur soi et aberrations économiques, il n’aurait pour conséquence que de précipiter la ruine du pays et des classes moyennes.

Face à ces 2 programmes qui nous mèneraient droit dans le mur, un seul choix s’impose : François Fillon.

« A la guerre, c’est celui qui doute qui est perdu : on ne doit jamais douter. » nous disait le Maréchal Foch qui nous regarde à quelques mètres d’ici du haut de sa statue.

Et bien cher François Fillon, croyez moi : nous ne doutons pas, nous n’avons pas peur. Vous êtes le seul capable de remettre ce pays sur pieds, vous êtes le seul capable de nous libérer de tous ces freins qui nous empêchent d’avancer.

Vous l’avez démontré ces dernières semaines : vous ne reculez pas devant l’adversité.

Pour certains, même victorieux, vous ne pourriez plus mener de grandes réformes ? Moi j’affirme au contraire que nos adversaires redouteront plus encore votre courage et votre persévérance.

Tous ensemble, nous surmonterons cette épreuve.

Vous pouvez compter sur nous tous, sur notre détermination, sur notre énergie et sur notre combativité au service de la France et des générations futures.

Pour que demain, mes enfants et tous les enfants de notre pays grandissent dans une France libérée, apaisée et conquérante.

Nous comptons sur vous !

François Fillon nous invite au sursaut national, comme de Gaulle en 1958

progres-de-gaulle-fillonComme le Général de Gaulle en 1958, François Fillon sait bien que des changements majeurs sont nécessaires en 2016 pour donner à la France un nouveau souffle pour reconquérir notre souveraineté. Depuis sa victoire éclatante à l’élection primaire de la droite, François Fillon est la cible privilégiée des forces régressistes qui ne rêvent que d’une seule chose : le statu quo ! Amplement exagérées par de la propagande mensongère, à commencer par celle du régime en place, les critiques sont aussi relayées par une presse que ne comprend pas encore la grande vision de François Fillon pour la France.

La perspective de réels changements a toujours inquiété. Néanmoins chacun reconnaît son impérieuse nécessité alors que notre système est dans l’impasse. Ces changements ne pourront se faire que si la majorité des Français partage ce diagnostic et accepte de se mobiliser pour un projet de redressement, avec des efforts consentis et une perspective concrète de résultats. Le changement commence donc, non pas par l’incantation « le changement c’est maintenant », mais par un langage de vérité ! Et comme le dit Bernanos, la vérité conduit à l’espérance. Voilà pourquoi François Fillon a choisi « le courage de la vérité » pour sa campagne.

L’espérance est une vertu héroïque. L’espérance est un risque à courir, c’est même le risque des risques. L’espérance est la plus grande et la plus difficile victoire qu’un homme puisse remporter sur son âme. On ne va jusqu’à l’espérance qu’à travers la vérité, au prix de grands efforts.  – – Georges Bernanos

La France en 2016, une situation de dépendance économique comparable à 1958

1958, c’est bien sûr les conflits en Algérie, mais c’est aussi une économie faible qui résulte d’une IVème République en fin de course. Les affres des gouvernements Hollande et la valse de leurs ministres ne sont pas sans rappeler l’instabilité ministérielle chronique de l’époque qui n’avaient comme seuls résultats l’immobilisme et l’impuissance.

D’un point de vue économique, l’inflation affaiblissait l’économie, le budget était déséquilibré, la France endettée était sous dépendance étrangère. En 2016, nous avons aussi un budget déséquilibré, une France dans le piège de la dette et sous dépendance étrangère. Qui mieux que François Fillon a tenu ce langage de vérité aux Français en affirmant dès 2007 qu’il était à la tête d’un Etat en faillite?

Un budget déséquilibré et un niveau d’endettement explosif

François Fillon avait à nouveau fait scandale en octobre dernier en affirmant que nous payions nos fonctionnaires avec de la dette. Et pourtant, c’est vrai !

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La situation s’est même très largement dégradée depuis l’élection de Hollande malgré le matraquage fiscal et les vents favorables du pétrole et de la dette bon marché. La dette par habitant comparée à l’Allemagne décroche depuis 2012, qui a su profiter de la reprise.

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Pour expliquer le drame de cette drogue de la dette, comparons en termes simples la situation de l’Etat à celle d’une famille et nous voyons que nous ne pourrons pas tenir ce train de vie sans conséquences financières :

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Pour mieux comprendre la situation de la dette : La dette française à 2100 milliards : pourquoi c’est vraiment grave

Une dette majoritairement détenue par des puissances étrangères

Non seulement le niveau de notre dette publique est intenable, mais plus grave, près des 2/3 est dans les mains d’investisseurs étrangers. L’Etat français est plus dépendant des marchés financiers que d’autres pays pourtant plus endettés. Il y a 20 ans, un tiers seulement de la dette était détenue par des non-résidents. Voici la liste de nos principaux créanciers selon le Figaro, pour notre dette à long-terme:

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Pour en savoir plus sur nos créanciers : Avec 2/3 de sa dette détenue par des créanciers étrangers, la France est plus dépendante des marchés financiers et Qui détient la dette de la France ?

Le Général de Gaulle et François Fillon partagent une même vision : la reconquête de notre souveraineté passe par une économie forte

Le Général de Gaulle n’était pas un libéral, mais un libérateur pragmatique. Il a libéré la France de la faiblesse et de la dépendance économique en 1958. Il a appliqué un plan de modernisation et de redressement pragmatique. De nombreuses mesures ont ensuite été qualifiées de « libérales ».

Il a construit son programme économique sur trois principes clairs et François Fillon s’appuie sur les mêmes principes aujourd’hui:

  • Un budget équilibré: François Fillon souhaite inscrire dans la constitution une règle d’or budgétaire
  • Une monnaie solide: François Fillon souhaite que l’euro puisse devenir une monnaie de réserve face au dollar
  • Un solde commercial positif: le programme économique de François Fillon est reconnu par les économistes comme ayant deux vertus majeures, celui d’un soin rapide du chômage, mais aussi d’une balance commerciale positive grâce à une compétitivité retrouvée

Nous vous invitons à découvrir les bénéfices reconnus du programme économique de François Fillon en lisant notre billet : Un nouveau visage pour la France

Le plan de modernisation du Général de Gaulle a ouvert une période de 10 ans de prospérité, malheureusement mise à mal par les bouleversements de 1968.  Comme les Français en 1958 à la suite du Général de Gaulle, suivons François Fillon, sur la voie de l’ordre et du progrès. Il saura offrir à la France les mêmes résultats que le Général de Gaulle ! Pour conclure, nous n’avons pas trouvé de meilleur résumé que cette allocution du Général de Gaulle :

Pour mieux découvrir le programme économique du Général de Gaulle : De Gaulle et l’économie

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